Vitamine D et COVID-19 : tout ce que vous devez savoir
La vitamine D peut-elle prévenir ou guérir la COVID-19 ? Nos experts Alea ont rassemblé les dernières recherches et informations. Lisez la suite.
Révisé par un conseiller agréé

Il y a actuellement une explosion d'informations, de commentaires et d'opinions sur la COVID-19 sur Internet et les réseaux sociaux. Nous pensons que sur les sujets graves en général, et sur les questions de santé publique en particulier, il est essentiel de s'appuyer sur des faits et de rechercher des informations crédibles auprès d'experts. Notre mission chez Alea reste de vous apporter les meilleures informations et conseils, afin que vous puissiez faire les meilleurs choix pour vous et votre famille.
Alors que l'attention du monde entier s'est concentrée sur la pandémie croissante de COVID-19, la vitamine D suscite beaucoup d'intérêt pour son impact potentiel sur la prévention de la maladie. Chez Alea, nous avons rassemblé les dernières données sur la corrélation entre la COVID-19 et la vitamine D, afin que vous puissiez trouver toutes les informations clés en un seul endroit.
Qu'est-ce que la vitamine D exactement ?
La vitamine D est une hormone produite par les reins qui contrôle la concentration de calcium dans le sang et influence le système immunitaire.
La carence en vitamine D a été liée à divers problèmes de santé : elle est associée à un risque accru d'infections virales respiratoires et d'affections inflammatoires.
La vitamine D joue un rôle de régulation important dans le système immunitaire humain et, selon la UK Royal Society, une carence en vitamine D est susceptible d'entraîner un dérèglement immunitaire, ce qui peut à son tour réduire la première ligne de défense de notre corps contre la COVID-19.
Devez-vous prendre des suppléments de vitamine D ?
Aux États-Unis, les National Institutes of Health recommandent de prendre un maximum de 10 microgrammes (400 UI) de vitamine D par jour en cas de carence, qui peut être causée par une exposition limitée au soleil, l'obésité et certains problèmes de santé.
Des doses plus importantes de vitamine D peuvent être toxiques et ne doivent être prises que sous surveillance médicale.
C'est pourquoi, si vous vous inquiétez de votre taux de vitamine D, vous devriez demander à votre médecin de le faire vérifier.
Un moyen simple d'obtenir de la vitamine D est de s'exposer au soleil. En effet, la vitamine D est produite par l'organisme lorsqu'il est exposé aux rayons ultraviolets B (UVB) du soleil. Vous devriez exposer une grande partie de votre corps, quelques fois par semaine et pendant environ 15 minutes, sachant que si vous utilisez de la crème solaire, la production de vitamine D est réduite. Cependant, si vous restez au soleil pendant une période prolongée, veillez à utiliser de la crème solaire pour éviter les coups de soleil, prévenir le vieillissement cutané et limiter les risques de cancer de la peau.
Une autre façon d'obtenir de la vitamine D est l'alimentation. Par exemple, les poissons gras comme le saumon, le maquereau, l'espadon, la truite, le thon et les sardines constituent une source de vitamine D. Gardez toutefois à l'esprit que ces aliments en eux-mêmes suffisent rarement et qu'il faudrait en consommer tous les jours pour atteindre une dose élevée de vitamine D. La seule très bonne source alimentaire de vitamine D est l'huile de foie de poisson : une seule cuillère à soupe en contient plus de deux fois l'apport journalier de référence (AJR) ! Les produits laitiers, les céréales et les jaunes d'œufs en contiennent également de petites quantités.
La vitamine D peut-elle prévenir la COVID-19 ?
Il n'y a pas assez de données suggérant que l'utilisation de la vitamine D peut aider à prévenir l'infection par le virus responsable de la COVID-19 ou à traiter cette maladie.
En juin dernier, le National Institute for Health and Care Excellence, au Royaume-Uni, a indiqué qu'« il n'y avait aucune preuve justifiant la prise de suppléments de vitamine D pour spécifiquement prévenir ou traiter la COVID‑19 ».
En août, une équipe de recherche de l'Université de Glasgow, au Royaume-Uni, a analysé les taux de vitamine D de 341 484 participants. Parmi eux, 656 avaient été hospitalisés pour cause de COVID-19, et 203 étaient décédés.
Une fois que les auteurs ont pris en compte les facteurs de confusion, ils ont conclu qu'il n'y avait aucun lien entre les taux de vitamine D et la probabilité d'avoir besoin d'une hospitalisation pour la COVID-19 ou de décéder de cette maladie.
Toutefois, selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism de l'Endocrine Society, 80 % des 216 patients atteints de la COVID-19 à l'Hospital Universitario Marqués de Valdecilla en Espagne présentaient une carence en vitamine D, les hommes ayant des taux de vitamine D inférieurs à ceux des femmes. Les patients atteints de COVID-19 présentant des taux de vitamine D plus faibles avaient également des taux sériques élevés de marqueurs inflammatoires tels que la ferritine et les D-dimères.
Au Royaume-Uni, un nouvel essai clinique, toujours à la recherche de volontaires, va tester si la vitamine D peut protéger de la COVID-19. Les volontaires recevront des pilules par courrier et devront les prendre quotidiennement pendant 6 mois si un test par piqûre au bout du doigt a préalablement révélé qu'ils présentaient une carence en vitamine D.
Ce qui a été prouvé jusqu'à présent, c'est qu'un taux très bas de vitamine D entraîne de multiples conséquences négatives. Même si cela n'a pas été démontré à ce jour, cela pourrait également être le cas pour la COVID-19, mais cela ne signifie pas qu'une supplémentation systématique en vitamine D permettrait de prévenir une infection grave.

Écrit par
Amélie Dionne-Charest
Co-fondateur & PDG


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